Chaude ambiance à l’amicale des retraités de Carnac

Les leçons d’un sondage

Melenchon Le Pen

Six mois après l’élection présidentielle, du 13 au 18 octobre l’IFOP a interrogé, par internet, un échantillon de 1908 Françaises et Français pour savoir quel serait leur choix, avec la même offre politique, si le vote avait lieu à cette date.
Les résultats font apparaître une stabilité de Marine Le Pen à 21,5% et une baisse de 1,6 point de Jean-Luc Mélenchon à 18% contre 19,6% à l’élection présidentielle. L’auteur de l’article en conclut que « Marine Le Pen tire mieux son épingle du jeu que le leader de la Franc Insoumise » ce qui montre, selon lui, qu’ « un opposant virulent ne fait pas forcement un candidat convaincant ».
Un vieil adage dit que « comparaison n’est pas raison ». De fait, comparer, comme le fait l’auteur de l’article le résultat d’une élection avec un sondage effectué six mois après n’est pas des plus judicieux. Si l’élection avait lieu aux dates indiquées, elle aurait été précédée d’une campagne électorale permettant à tous les candidats d’exposer leurs arguments et leurs programmes et aux militants de mobiliser les électrices et les électeurs. C’est à la lumière de ce débat que les citoyens font leur choix. Dans ces conditions, le sondage porté à notre connaissance ne constitue pas un résultat final mais plutôt une base de départ de la campagne.
Or qu’avons-nous observé durant les précédentes élections présidentielles ? Au début de la campagne de 2017, le score de Marine Le Pen était estimé à 25-26% par les instituts de sondages jusqu’à 30% pour certains. Au final, elle a obtenu 21,5% des voix. En 2012, Jean-Luc Mélenchon a commencé sa campagne avec 5 à 6% des intentions de vote selon les sondages. Il a recueilli 11% des voix au 1er tour. En 2017, il a débuté à 10-11% des intentions de vote pour obtenir finalement 19,6% des voix. En partant aujourd’hui à 18 % des intentions de vote, bien malin est celui qui peut prévoir son résultat final. Ce qui est certain, c’est que la dynamique électorale est clairement en faveur de la France Insoumise même si le Front National le précède pour quelques temps encore.

Etang de Kerloquet : Où en est-on ?

Nombreux sont les Carnacoises et les Carnacois qui se désolent devant l’état lamentable de l’étang de Kerloquet envahi par une végétation anarchique depuis sa mise à sec.

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Il nous semble utile de faire le point sur l’évolution de ce dossier.

A l’automne 2016, dès l’annonce des menaces sur l’existence de ce plan d’eau un collectif de citoyens et d’associations (*)  s’est constitué pour s’opposer à la destruction de ce site cher au cœur des habitants de Carnac et des communes voisines. Par voie de presse et lors d’une réunion publique en février dernier, nous avons informé la population des problèmes et des dangers qui pèsent sur cet étang.

Le  collectif a travaillé et travaille encore  actuellement à la constitution d’un dossier argumenté  pour démontrer aux services préfectoraux  la viabilité de cet étang.

Grâce à d’anciens documents nous avons pu formuler des hypothèses sur la structure interne du barrage. Celui-ci serait formé d’un seul bloc entièrement  constitué d’argile et de grisé compactés ce qui lui assure une stabilité et une imperméabilité importante.  Un carottage va être réalisé prochainement par la commune pour examiner ces hypothèses. Si celles-ci étaient confirmées par les études techniques, l’étang pourrait, sans danger, être remis en eau  moyennant quelques travaux d’aménagement peu coûteux et un suivi régulier.

Sur le plan écologique, nous avons demandé à la municipalité de répertorier l’étang au patrimoine communal dans le cadre de l’AVAP (aires de valorisation de l’architecture et du patrimoine) actuellement en cours d’élaboration. Ce classement au patrimoine de la commune peut permettre d’obtenir une dérogation au titre de la loi sur l’eau.

Nous demandons également que l’administration préfectorale établisse un bilan écologique avant que soit prise une décision  qui risque de détruire une grande partie de l’écosystème  créé par la présence de l’étang depuis 85 ans y compris des espèces protégées au plan européen.

Ce dossier  complet et argumenté sera présenté à la municipalité, aux services préfectoraux ainsi qu’à la population de Carnac d’ici la fin de l’année. Nous sommes persuadés que les autorités seront sensibles à nos arguments rationnels et à nos propositions raisonnables  pour garder cet étang auquel nous sommes très attachés.

 

(*) Amis de Carnac, Association des Citoyens de Carnac, La Gaule Alréenne, Carpe 56, Amis du littoral carnacois, Art et Culture de Carnac, Foyer Laïque de Carnac, Menhir Libres

L’étang de Kerloquet à nouveau menacé

Lors du dernier conseil municipal, le maire de Carnac a déclaré que le préfet du Morbihan s’apprêtait à prendre un arrêté prescrivant la destruction du barrage et par conséquent de l’étang de Kerloquet. Cette décision intervient en application de la loi sur l’eau qui prévoit de rétablir la continuité écologique des cours d’eau.

Kerloquet

L’étang de Kerloquet est un plan d’eau artificiel créé à l’origine pour alimenter Carnac-Plage en eau douce.  C’est un lieu très apprécié par les pêcheurs et les promeneurs . Il constitue un atout touristique pour la commune. Les services municipaux y ont installé des tables de pique-nique aux abords du rivage.

En 2010, la municipalité a chargé le cabinet Bourgois d’une étude sur le devenir de ce plan d’eau. Un projet  constituant une solution alternative à la destruction du barrage a été élaboré. Il prévoit de conserver l’étang mais avec un niveau abaissé par rapport à son état actuel. La superficie de l’étang serait ainsi réduite de 3 hectares à 1,2 hectare. Le barrage serait arasé sur sa partie supérieure et une berge serait créée  pour supprimer la pression de l’eau sur l’ouvrage. Un aménagement paysagé des berges serait mis en oeuvre notamment une végétalisation de la digue.

kerloquet digue

Mais les services de l’Etat ne veulent rien entendre et continuent d’exiger la destruction du barrage. Cette position est totalement incompréhensible. D’un côté l’Etat reconnaît que le barrage a été régulièrement déclaré et autorisé (arrêté préfectoral du 17 mai 2011) et demande à la commune d’assurer la sécurité de l’ouvrage. D’un autre côté, les fonctionnaires de la préfecture affirment que ce plan d’eau créé par le barrage n’a aucune existence légale.

Pourquoi les services de l’Etat ont-ils laissé s’implanter des mobile-homes en contre-bas du barrage si celui-ci pose des problèmes de sécurité ? Est-il raisonnable de détruire tout un écosystème qui s’est constitué au fil des décennies d’existence de cet étang pour rétablir une continuité écologique sur quelques centaines de mètres ? Quelles conséquences aura la destruction du barrage sur le lotissement de Kerdual ?

Pour sortir de cette situation ubuesque et conserver ce lieu apprécié de tous, il est indispensable que la population se mobilise et que les élus carnacois fassent preuve d’une grande pugnacité dont ils sont capables comme ils l’ont montré sur certains dossiers.

 

 

Après 15 ans d’étude, le PLU adopté par le Conseil municipal

Lors de sa dernière séance, le Conseil municipal a adopté le projet de PLU qui va réglementer l’urbanisme de la commune durant les prochaines années. Il aura fallu 15 ans d’études qui ont coûté plus de 200 000 € pour parvenir à élaborer ce document.

Certes, de nombreuses contraintes pèsent sur le territoire de Carnac : loi SRU, loi littoral, différentes lois de protection du patrimoine et des espaces naturels, plan de prévention des risques littoraux… Sans nier la complexité de ce travail, on peut toutefois observer que ces difficultés ne suffisent pas à justifier l’extrême lenteur de l’élaboration du PLU de notre commune. La gestion pour le moins chaotique  de ce dossier par les différentes municipalités qui se sont succédé depuis 2001 en est également responsable.

PLU carnac

C’est la municipalité dirigée par Jacques Bruneau qui a engagé l’élaboration du PLU en 2001. Un cabinet d’urbanisme (Espace te Développement ) fut recruté pour piloter ce projet. En 2004, la municipalité conduite par Michel Grall fit table rase du travail accompli. Un deuxième cabinet d’urbanisme (cabinet Minea) vint renforcer le précédent pour mener cette étude. Tout cela pour aboutir au rejet du document par l’Etat. En 2010, on repart à zéro avec le retour de Jacques Bruneau aux affaires. Un troisième cabinet (EOL) est recruté pour reprendre le projet. Pressée par l’échéance du 1er janvier 2017 (1) , la municipalité actuelle, élue en 2014, s’est contentée de finaliser le travail effectué par l’ancienne équipe en tenant compte de l’évolution des lois d’urbanisme imposées par l’Etat.

Beaucoup de Carnacois(es) espéraient que ce document, si longuement attendu et si chèrement payé leur permette d’entreprendre sans plus tarder leurs projets immobiliers. C’est, hélas, loin d’être le cas. Non seulement le PLU ne prévoit que très peu d’extension d’urbanisation (dans un cadre très contraint)  mais il supprime 80 hectares de terrains constructibles sur le territoire communal. On peut comprendre la déception voire la colère de nos concitoyens touchés par ces dispositions injustes.

Le PLU adopté par le conseil municipal va freiner la construction de logements à Carnac. Les dispositions contenues dans ce document rendent irréalisables les objectifs du PLH (2) .

Pour justifier sa position la municipalité invoque la faible marge de manoeuvre dont elle dispose face aux représentants de l’Etat. Elle dénonce, à juste titre, la loi ALUR (3) qui a durcit les lois existantes (loi SRU et loi littoral). On remarquera toutefois que si les élus avaient mieux géré le dossier au cours de ces dernières années, notre commune aurait pu échapper à l’application de cette loi. Le seul espoir pour nos concitoyens, lésés par ce PLU, réside maintenant dans une hypothétique révision de la loi ALUR pour en assoupir les dispositions contestées.

(1) Au 1er janvier 2017, toutes les communes doivent avoir adopté un PLU sous peine de se voir appliquer le règlement national d’urbanisme très contraignant.

(2) Le PLH (plan local de l’habitat) élaboré par AQTA (intercommunalité du Pays d’Auray)  prévoit pour Carnac la construction de 429 logements d’ici 2020.

(3) La loi ALUR (accès au logement et un urbanisme rénové), votée en mars 2014, limite drastiquement les possibilités de construction en dehors des zones considérées comme urbanisées.