Etang de Kerloquet : Où en est-on ?

Nombreux sont les Carnacoises et les Carnacois qui se désolent devant l’état lamentable de l’étang de Kerloquet envahi par une végétation anarchique depuis sa mise à sec.

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Il nous semble utile de faire le point sur l’évolution de ce dossier.

A l’automne 2016, dès l’annonce des menaces sur l’existence de ce plan d’eau un collectif de citoyens et d’associations (*)  s’est constitué pour s’opposer à la destruction de ce site cher au cœur des habitants de Carnac et des communes voisines. Par voie de presse et lors d’une réunion publique en février dernier, nous avons informé la population des problèmes et des dangers qui pèsent sur cet étang.

Le  collectif a travaillé et travaille encore  actuellement à la constitution d’un dossier argumenté  pour démontrer aux services préfectoraux  la viabilité de cet étang.

Grâce à d’anciens documents nous avons pu formuler des hypothèses sur la structure interne du barrage. Celui-ci serait formé d’un seul bloc entièrement  constitué d’argile et de grisé compactés ce qui lui assure une stabilité et une imperméabilité importante.  Un carottage va être réalisé prochainement par la commune pour examiner ces hypothèses. Si celles-ci étaient confirmées par les études techniques, l’étang pourrait, sans danger, être remis en eau  moyennant quelques travaux d’aménagement peu coûteux et un suivi régulier.

Sur le plan écologique, nous avons demandé à la municipalité de répertorier l’étang au patrimoine communal dans le cadre de l’AVAP (aires de valorisation de l’architecture et du patrimoine) actuellement en cours d’élaboration. Ce classement au patrimoine de la commune peut permettre d’obtenir une dérogation au titre de la loi sur l’eau.

Nous demandons également que l’administration préfectorale établisse un bilan écologique avant que soit prise une décision  qui risque de détruire une grande partie de l’écosystème  créé par la présence de l’étang depuis 85 ans y compris des espèces protégées au plan européen.

Ce dossier  complet et argumenté sera présenté à la municipalité, aux services préfectoraux ainsi qu’à la population de Carnac d’ici la fin de l’année. Nous sommes persuadés que les autorités seront sensibles à nos arguments rationnels et à nos propositions raisonnables  pour garder cet étang auquel nous sommes très attachés.

 

(*) Amis de Carnac, Association des Citoyens de Carnac, La Gaule Alréenne, Carpe 56, Amis du littoral carnacois, Art et Culture de Carnac, Foyer Laïque de Carnac, Menhir Libres

L’étang de Kerloquet à nouveau menacé

Lors du dernier conseil municipal, le maire de Carnac a déclaré que le préfet du Morbihan s’apprêtait à prendre un arrêté prescrivant la destruction du barrage et par conséquent de l’étang de Kerloquet. Cette décision intervient en application de la loi sur l’eau qui prévoit de rétablir la continuité écologique des cours d’eau.

Kerloquet

L’étang de Kerloquet est un plan d’eau artificiel créé à l’origine pour alimenter Carnac-Plage en eau douce.  C’est un lieu très apprécié par les pêcheurs et les promeneurs . Il constitue un atout touristique pour la commune. Les services municipaux y ont installé des tables de pique-nique aux abords du rivage.

En 2010, la municipalité a chargé le cabinet Bourgois d’une étude sur le devenir de ce plan d’eau. Un projet  constituant une solution alternative à la destruction du barrage a été élaboré. Il prévoit de conserver l’étang mais avec un niveau abaissé par rapport à son état actuel. La superficie de l’étang serait ainsi réduite de 3 hectares à 1,2 hectare. Le barrage serait arasé sur sa partie supérieure et une berge serait créée  pour supprimer la pression de l’eau sur l’ouvrage. Un aménagement paysagé des berges serait mis en oeuvre notamment une végétalisation de la digue.

kerloquet digue

Mais les services de l’Etat ne veulent rien entendre et continuent d’exiger la destruction du barrage. Cette position est totalement incompréhensible. D’un côté l’Etat reconnaît que le barrage a été régulièrement déclaré et autorisé (arrêté préfectoral du 17 mai 2011) et demande à la commune d’assurer la sécurité de l’ouvrage. D’un autre côté, les fonctionnaires de la préfecture affirment que ce plan d’eau créé par le barrage n’a aucune existence légale.

Pourquoi les services de l’Etat ont-ils laissé s’implanter des mobile-homes en contre-bas du barrage si celui-ci pose des problèmes de sécurité ? Est-il raisonnable de détruire tout un écosystème qui s’est constitué au fil des décennies d’existence de cet étang pour rétablir une continuité écologique sur quelques centaines de mètres ? Quelles conséquences aura la destruction du barrage sur le lotissement de Kerdual ?

Pour sortir de cette situation ubuesque et conserver ce lieu apprécié de tous, il est indispensable que la population se mobilise et que les élus carnacois fassent preuve d’une grande pugnacité dont ils sont capables comme ils l’ont montré sur certains dossiers.

 

 

Après 15 ans d’étude, le PLU adopté par le Conseil municipal

Lors de sa dernière séance, le Conseil municipal a adopté le projet de PLU qui va réglementer l’urbanisme de la commune durant les prochaines années. Il aura fallu 15 ans d’études qui ont coûté plus de 200 000 € pour parvenir à élaborer ce document.

Certes, de nombreuses contraintes pèsent sur le territoire de Carnac : loi SRU, loi littoral, différentes lois de protection du patrimoine et des espaces naturels, plan de prévention des risques littoraux… Sans nier la complexité de ce travail, on peut toutefois observer que ces difficultés ne suffisent pas à justifier l’extrême lenteur de l’élaboration du PLU de notre commune. La gestion pour le moins chaotique  de ce dossier par les différentes municipalités qui se sont succédé depuis 2001 en est également responsable.

PLU carnac

C’est la municipalité dirigée par Jacques Bruneau qui a engagé l’élaboration du PLU en 2001. Un cabinet d’urbanisme (Espace te Développement ) fut recruté pour piloter ce projet. En 2004, la municipalité conduite par Michel Grall fit table rase du travail accompli. Un deuxième cabinet d’urbanisme (cabinet Minea) vint renforcer le précédent pour mener cette étude. Tout cela pour aboutir au rejet du document par l’Etat. En 2010, on repart à zéro avec le retour de Jacques Bruneau aux affaires. Un troisième cabinet (EOL) est recruté pour reprendre le projet. Pressée par l’échéance du 1er janvier 2017 (1) , la municipalité actuelle, élue en 2014, s’est contentée de finaliser le travail effectué par l’ancienne équipe en tenant compte de l’évolution des lois d’urbanisme imposées par l’Etat.

Beaucoup de Carnacois(es) espéraient que ce document, si longuement attendu et si chèrement payé leur permette d’entreprendre sans plus tarder leurs projets immobiliers. C’est, hélas, loin d’être le cas. Non seulement le PLU ne prévoit que très peu d’extension d’urbanisation (dans un cadre très contraint)  mais il supprime 80 hectares de terrains constructibles sur le territoire communal. On peut comprendre la déception voire la colère de nos concitoyens touchés par ces dispositions injustes.

Le PLU adopté par le conseil municipal va freiner la construction de logements à Carnac. Les dispositions contenues dans ce document rendent irréalisables les objectifs du PLH (2) .

Pour justifier sa position la municipalité invoque la faible marge de manoeuvre dont elle dispose face aux représentants de l’Etat. Elle dénonce, à juste titre, la loi ALUR (3) qui a durcit les lois existantes (loi SRU et loi littoral). On remarquera toutefois que si les élus avaient mieux géré le dossier au cours de ces dernières années, notre commune aurait pu échapper à l’application de cette loi. Le seul espoir pour nos concitoyens, lésés par ce PLU, réside maintenant dans une hypothétique révision de la loi ALUR pour en assoupir les dispositions contestées.

(1) Au 1er janvier 2017, toutes les communes doivent avoir adopté un PLU sous peine de se voir appliquer le règlement national d’urbanisme très contraignant.

(2) Le PLH (plan local de l’habitat) élaboré par AQTA (intercommunalité du Pays d’Auray)  prévoit pour Carnac la construction de 429 logements d’ici 2020.

(3) La loi ALUR (accès au logement et un urbanisme rénové), votée en mars 2014, limite drastiquement les possibilités de construction en dehors des zones considérées comme urbanisées.

La rue Saint Cornély rénovée et embellie

Incontestablement, d’un point de vue esthétique, l’aménagement de la rue Saint Cornély est une réussite. En octroyant davantage d’espace pour la circulation des piétons, en permettant l’occupation de l’espace public par des terrasses, le projet a donné un caractère beaucoup plus convivial au centre ville.

  • Avant la rénovation

Reste à savoir comment va fonctionner cet aménagement. Plusieurs points d’interrogation demeurent.

Le nombre de places de stationnement des automobiles ayant été réduit, l’espace réservé aux piétons, situé au même niveau que la chaussée risque d’être envahi par les véhicules.

La portion de cette voie mise en double sens en plein milieu (entre la rue de la Fontaine et la rue de Courdiec) est susceptible d’apporter de la confusion pour les automobilistes.

Le rond-point situé à l’extrémité de la rue qui remplace le stop pourrait se révéler plus accidentogène.

L’expérience des prochains mois nous donnera des premiers éléments de réponses à ces questions.

A quoi sert AQTA ?

carte AQTADepuis le 1er janvier 2014, Carnac fait partie de la communauté de communes AQTA (Auray Quiberon Terre Atlantique) qui regroupe 24 communes du Pays d’Auray. Créée pour rationaliser la gestion des communes et intercommunalités existantes en mutualisant les moyens, AQTA est encore très loin d’avoir atteint cet objectif.

AQTA a pris en charge un certain nombre de compétences qui étaient déjà intercommunales. Les moyens financiers et en personnel affectés à ces différentes structures ont été intégralement conservés : la gestion de l’eau et le traitement des déchets qui étaient assurés par le syndicat mixte ABQP, l’assainissement qui était géré par le SIACT(syndicat intercommunal d’assainissement Carnac La Trinité), la zone d’activité de Montauban qui relevait de la CCCM (communauté de communes de la côte des mégalithes).

De par la loi Notre (Nouvelle organisation des territoires de la République), des compétences communales doivent être obligatoirement transférées à AQTA. Il en est ainsi de la compétence urbanisme. AQTA a recruté du personnel pour créer  un service « aménagement et habitat » composé de 17 personnes chargées entre autre  d’instruire les permis de construire. Carnac a refusé de transférer  son service urbanisme à cette nouvelle structure. Monsieur le Maire estime, en effet,  qu’à l’heure actuelle, AQTA n’a pas l’expérience suffisante pour prendre en charge cette compétence. Depuis le 1er janvier 2016, la compétence tourisme relève de l’intercommunalité mais il semble que les stations classées comme Carnac pourraient déroger à cette obligation. La compétence optionnelle enfance-jeunesse, un moment prise en charge par AQTA a été finalement redonnée aux communes.

Les produits des différentes taxes communales sur les entreprises de Carnac (ancienne taxe professionnelle) sont désormais perçus par AQTA qui les reverse intégralement à la commune puisqu’aucun transfert de compétence et donc de charge n’a été effectué.

Dans ces conditions, on peut se demander à quoi sert AQTA sinon  à épaissir un peu plus le fameux millefeuille d’un point de vue administratif et financier sans aucun bénéfice pour les Carnacoises et Carnacois.